Pour une ère nouvelle
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Edito

 

Rassemblement des Vénissians

Aucune leçon tirée du passé !

Plus d’une trentaine d’années ont été nécessaires pour corriger les erreurs, les aberrations devrais-je dire, de l’urbanisme déshumanisé qui a prévalu lors de la construction du quartier des Minguettes. 

Pour les Vénissians de ma génération, cette «ville» nouvelle était le signal fort présageant une vie meilleure. D’ailleurs, ces nouveaux appartements nous faisaient rêver. Mais la déception a remplacé le rêve lorsque les empilages de logements de part et d’autre d’un long boulevard se sont multipliés avec pas ou peu d’équipements dignes d’une vie de quartier.

Après bien des efforts de tous ordres et de toutes les parties prenantes : Etat, Collectivités Territoriales, Bailleurs, Propriétaires et Institutions, il semblerait que cette partie de Vénissieux qui comprend tout de même 80% de logements sociaux, commence à trouver son rythme de vie réelle de quartier. Espérons que cet équilibre ne soit pas remis en cause par les décisions incessantes de densification  par de nouvelles constructions de logements.

Après cette expérience nous pourrions penser que l’exécutif de la commune ait tiré les leçons de cette épopée. Malheureusement les transformations en cours dans le centre de Vénissieux et dans le quartier de Pasteur, au Monory plus précisément, nous incitent à penser que l’histoire se répète.

En effet, le nombre de constructions d’immeubles de logements récemment achevés, en cours et en projets est impressionnant. D’ailleurs, la municipalité encourage très ouvertement cette course au « bétonnage » du centre par des cessions de réserves foncières de la ville à des prix défiant toute concurrence, moins de 100 € le m² pour les 22 000 m² des terrains de l’Ilôt Romain Rolland, par exemple Pour mémoire, rappelons que la ville a acheté un terrain en 2008 à 500 € le m² pour la réalisation du futur groupe scolaire Joliot-Curie.

Le projet du Monory de la Sacoviv regroupant plus de 250 logements à terme pose à lui seul des questions auxquelles les riverains n’ont pas eu de réponse, concernant les classes scolaires et les commerces par exemple.

Le projet ADOMA, rue Billon, est le dernier projet en date de 116 logements pour des personnes isolées et des familles monoparentales. Ce projet de logements sera construit sur des terrains appartenant à la ville. Avec une première résidence construite dans les années 60, ADOMA disposera dorénavant de 300 logements, rue Antoine Billon.

En résumé, où sont les équipements scolaires nouveaux, les places de crèches et les commerces pour couvrir les besoins des familles dans tous ces quartiers de Vénissieux en plein chambardement. Il faudra au moins 5 ans pour réparer les dégâts de cette politique de gribouille qui consiste à ne regarder que le compteur démographique.

Des collectifs de Vénissians se constituent pour que cessent les simulacres de concertations et pour que s’instaure une véritable participation indispensable au développement harmonieux de la ville.

Maurice Iacovella, Militant politique à vénissieux

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